기호화된 소외, 소수자

Aliénation sémiotisée, la minorité

초록

Cet article vise à démontrer que le « silence » des minorités sociales est une aliénation institutionnalisée, et non une simple absence d'expression. S'appuyant sur Foucault et Barthes, il analyse le discours comme un dispositif de pouvoir (Michel Foucault) et le mythe comme une reconstruction idéologique transformant le langage minoritaire en « parole volée » (Roland Barthes). Par ces mécanismes, les minorités sont rendues « incapables de parler », leur silence devenant le lieu même d'opération du pouvoir. L’affaire Nahel (France, 2023) sert de cas d'étude de cette aliénation sémiotisée. Les interprètes ont réduit la mort de Nahel à des signifiants mythiques (« sécurité », « émeutes »), consommant son silence et répétant l'aliénation. Plutôt que de compatir, les « interprètes » ont reconstruit l'événement dans un cadre préétabli, devenant des « complices froids » du système sémiotique qui le réduit au silence. Ce phénomène, couplé au « profilage racial » qui contrôle les minorités, solidifie la structure invalidant leurs actes de langage et leur reconnaissance comme « sujet politique égal ». L'article conclut que pour démanteler cette « aliénation sémiotisée », « donner la parole » ne suffit pas ; il faut déconstruire le système discursif qui invalide leurs actes de langage.

키워드

말할 수 없음기호화된 소외소수자하이퍼 실재담론의 권력impossibilité d’énonciationaliénation sémiotiséeminoritéhyperréelpouvoir du discours
제목
기호화된 소외, 소수자
제목 (타언어)
Aliénation sémiotisée, la minorité
저자
김휘택
DOI
10.21651/cfaf.2025.94..130
발행일
2025-11
유형
Y
저널명
프랑스문화예술연구
94
페이지
130 ~ 161